Fondée en Mars 2005, cette association a pour but de fournir une aide humanitaire aux populations d’Afghanistan, en particulier dans le domaine éducatif et d’organiser des rencontres culturelles et d’information sur l’Afghanistan.

Nos espoirs et la triste réalité

  Nos vœux pour les Afghans. Janvier 2021.

  Où en est l’Afghanistan aujourd’hui ? Que pouvons-nous souhaiter  pour ce pays ?

♥  

Les discussions de Doha entre les talibans et le gouvernement Ghani pourraient bien reprendre, malgré un premier constat d’échec. Pour commencer cette seconde étape des négociations, on en vient à l’essentiel : quelle serait l’idéologie du nouveau régime ? Quels en seraient les principes fondamentaux ? Que faire de l’actuelle constitution afghane ?

Les talibans marquent leurs positions et imposent leur ordre du jour : ils veulent un gouvernement islamiste basé uniquement sur la sharia, et sur les principes qui sont les leurs depuis leur lutte pour le pouvoir. Ils ne veulent pas de la constitution proclamée par Hamid Karzai en 2004. Ils veulent défaire les institutions actuelles. Ceci aurait manifestement pour effet de rapprocher un peu plus l’Afghanistan du chaos, en effaçant toute référence à la loi fondamentale. Ils ne veulent aucune référence aux droits des femmes ni aux droits à l’éducation, ni aux droits de l’homme qui inspiraient pour partie la constitution de 2004.

Voilà au moins qui est clair.

Cette pression idéologique s’accompagne d’une série d’attentats ciblés qui visent particulièrement les intellectuels, les étudiants, les journalistes… le but de ces attentats est clairement d’éliminer et de terroriser la partie de la population qui recherche une référence aux droits, et un programme visant le développement, l’instruction et la santé.

Beaucoup d’ Afghans qui fuient le pays sont coincés en Iran, en Turquie et en Grèce. Les pays européens tirent argument de la pandémie pour établir un contrôle des frontières de plus en plus strict.

En France comme en Europe plus généralement, les démarches permettant l’intégration sont souvent bloquées par les mesures prises contre la Covid 19... Les procédures permettant d’obtenir l’asile sont bloquées ou considérablement ralenties. Les procédures de regroupement familial sont aussi considérablement freinées. Bien des administrations repoussent les décisions à l’après-Covid. On ne sait pas quand, évidemment.

Le peuple afghan est dans la misère la division et le désespoir, que ce soit sur son territoire, dans les pays de transit vers l’Europe ou dans les pays européens mêmes.

Nous ne cèderons pas à ce climat. Oublier l’Afghanistan aujourd’hui, c’est ne pas vouloir voir qu’une crise se prépare là, qui aura au moins l’importance de la crise en Syrie. L’hypothèse d’une guerre civile, cumulant des causes ethniques, des causes sociales et des causes prétendument religieuses ne peut pas être écartée. À nous de ne pas oublier les Afghans.

M.T.                 

Joomla SEF URLs by Artio
Compteur d'affichages des articles
136721
Liens web
11